jeudi 22 mai 2008

Le tube de la semaine

Oui oui, je sais... j'avais dit le coup de coeur musical de la semaine... eh ben ce sera le coup de coeur du mois ! Voilà !
Bon, je vais tout faire pour respecter mes engagements, et nourrir mon blog plus souvent, ne serait-ce que pour V. (qui se reconnaîtra, lolllll)
Alors pour cette fois-ci, j'ai choisi un air entraînant, euh.... où il fait bon sauter partout... un air de campagne et de country... bon, moi je suis encore une puce, mais si on est fourmi, c'est vrai que c'est plus dur de suivre la farandole... Allez, un bon p'tit clip amateur jeune et rigolo... pour Louise Attaque : J't'emmène au vent...
Vive la musique !

jeudi 15 mai 2008

Je t'invite, cher lecteur, seppien ou non mais concerné par cette maladie et le handicap en général, à cliquer sur ce lien.. Juste quelques secondes de ton temps pour signer une pétition nationale afin d'augmenter le nombre de places pour les handicapés...
Je te remercie
MoiZelle Sep

Méditations

Me revoilà, après deux semaines sans nouvelles... J'avais diverses choses à régler...
Je voudrais parler ici d'un aspect méconnu de cette maladie, et des maladies en général : tout ce qui à trait au psychologique.
Je suis persuadée que lorsque nous traînons, surtout depuis l'enfance, une souffrance quelconque, qu'elle soit consciente ou pas, et qu'elle n'est pas exprimée, alors un jour ou l'autre le corps réagit...
Qui ne connaît pas un cas de cancer du sein, par exemple, qui se déclenche suite à un gros choc ?
Voilà donc ce dont je suis persuadée dans mon cas. J'avais commencé il y a 3 ans une thérapie de groupe, afin de sortir mes colères non exprimées depuis l'enfance. Je m'y étais mise timidement, cependant convaincue de tout le bien que cela pouvait me faire de commencer à m'exprimer, et à être moi-même.
J'ai notamment découvert les méditations, que je ne pratiquais que lors des groupes, tous les mois. Une grande flemme m'habitait pour les faire chez moi, comme dans la plupart des cas lorsque tout va bien, lorsqu'il n'y a pas d'urgence...
Mais... déjà en février, avant de savoir que j'avais une SEP et alors que j'étais en pleine crise, je me suis mise de temps en temps à faire une méditation (bouger le corps sur une musique, puis 15 mn de silence, assise en tailleur, à l'intérieur de moi-même). Je me souviens que, les yeux fermés, je me tenais au mur pour ne pas chanceler car j'avais de forts troubles de l'équilibre...
Et puis dès le mois de mars, lorsque j'ai appris mon atterrissage forcé sur cette planète SEP, après mon passage à l'hôpital et le retour à la normale de mes jambes et de la marche, j'ai commencé très sérieusement à vouloir me soigner. A ma façon. C'est à dire à aller vraiment chercher qui j'étais, et ce qui pouvait coincer. Ce genre de démarche est toujours difficile, c'est pourquoi il faut être prêt. Le fait d'être malade m'a complètement décoincée de mes derniers retranchements...
Et je fus prête.
Voici donc quasiment deux mois que je médite tous les jours. C'est devenu un plaisir, un besoin de me retrouver durant 1h. Foin de la vie quotidienne, des soucis, du stress, des pensées qui tournent sans cesse et tout le temps chez tout le monde. Autrement dit, cette machine à laver incessante se calmait, diminuait, durant cette heure de méditation...
Voilà pour aujourd'hui... la suite bientôt, et si vous avez des questions, n'hésitez pas...
MoiZelle Sep

vendredi 2 mai 2008

Sep c'est quoi ?

Un petit rappel pour ceux qui débarqueraient sur ce blog et qui n'auraient pas encore fait la tournée des blogs Sep...
Evidemment, pour moi, avant de savoir que j'avais atterri à mon tour sur cette planète, la Sclérose en Plaques était quelque chose de très abstrait, une maladie lointaine. Je savais vaguement qu'elle rendait les gens handicapés, euh... et je crois bien que c'est tout. C'était cette femme très maigre que j'apercevais parfois, lorsque j'étais enfant, et que ma mère désignait comme "la femme qui a la sclérose en plaques". Un mot qui s'abattait dans mes oreilles en une maladie ignorée mais inquiétante. Je voyais des plaques, je ne sais où, sur la peau ? sur les os ? et puis sclérose... alors là... ça faisait très médical... très peur... très maladie grave... Cette femme avait un enfant du même âge que moi à l'époque.
De temps en temps, autour de moi, on disait d'une personne, connue ou non, qu'elle "avait chopé la sclérose en plaques".
Et c'était tout. Comme chacun, je connaissais le nom sans la teneur. Et je m'en fichais bien, évidemment.
Du jour où j'ai su que je faisais moi aussi partie de cette gentille planète aux dents acérées et sournoises, je me suis renseignée aussi sérieusement qu'une étudiante à la veille de son exam...
Et la Sclérose en Plaques ne fut plus abstraite... Ce ne fut plus cette maladie au nom tarabiscoté d'une lointaine pauvre maman de mon enfance... Elle fut là, en moi, invisible et pourtant la cause de mes jambes qui me trahissaient... D'autant plus frappante qu'elle s'y tapissait depuis quasiment 7 ans...
J'ai vécu 7 ans sans savoir que j'avais ça ? C'est quand même étrange. Mais c'est comme ça que j'ai appris qu'on pouvait être malade sans en avoir l'air, même à nos propres yeux...
La SEP est une maladie neurologique, car elle atteint le système nerveux central. Elle est qualifiée par la Sécu de "longue durée". Pas besoin de s'étendre là-dessus. Autrement dit : à vie. Déjà, ça casse. C'est pas une simple grippe.
Bon. Ensuite, elle est auto-immune. Ce qui veut dire que c'est mon propre corps qui produit ce qui le détruit. Il est un peu maso, en somme... Pour parler plus médical, la SEP résulte d'une déviation du système immunitaire. Nos propres cellules se mettent à attaquer la myéline des nerfs (gaine qui les entoure) dans le cerveau et la moelle épinière.
La Sep est donc également (elle est très gourmande !) démyélinisante : il en résulte que l'influx nerveux est partiellement ou totalement ralenti. L'info ne circule pas normalement jusqu'aux nerfs. Il va sans dire que des attaques répétées (appelées poussées), ou très violentes, peuvent conduire à des séquelles définitives, si la myéline ne se reconstitue plus après une inflammation. D'où les handicaps...
(Ceci est basé sur la source du site Biogenidec)
C'est une maladie bizarre, qui se réveille sans crier gare, ou qui dort pendant 10 ans ; parfois elle cogne fort dès le premier coup, et ce peut être les yeux, les jambes, le bassin, les bras. Fourmis, paresthésies, déséquilibres, dysesthésies (impression de resserrement, ou de marcher sur du coton par exemple, bref déformation des sensations)... En voilà des iiiiiii.... Même quand on est bien, on se demande toujours "et demain ? " ou comme Dominique Farrugia : "est-ce que je vais pouvoir marcher, ce matin ?"
Inconvénient : cette incertitude permanente obscurcit notre horizon, notre jeunesse, nos espoirs de marathoniens peut-être... Pour ma part, j'espère me mettre à la danse à la rentrée... Pourquoi maintenant et pas avant ?
Justement. Et c'est là le sujet du deuxième point : l'Avantage : se savoir sans cesse menacé donne une saveur particulière à la vie. Nous savons plus que les non seppiens combien elle est précieuse...
Bon, sur ce je vais me coucher... en espérant que demain matin je pourrai marcher... Non, là je rigole.. par contre, je peux dire en espérant que demain je n'aurai pas mal ou un quelconque symptôme... là je rigole pas...
MoiZelle Sep

mardi 29 avril 2008

Suite du post "où j'apprends que je me suis transformée..."

Ce 3 mars, donc, le verdict est tombé : j'ai une SEP. Ah bon ? Vraiment ? ! Certes, certes, j'ai tous les symptômes... Mais vraiment ? Je suis sous le choc, sans réaction. Ce n'est que dans la voiture pour rentrer chez moi (attention, tout doux, je sens pas bien la pédale sous mon pied !), que soudain sans crier gare je fonds en larmes.
Soirée prostrée. Les pensées qui tournent. Je vois même la mort, alors que ce n'est pas mortel. J'ai pas envie de finir ma vie à faire des courses de chaise roulante, moi ! !
J'attends le lendemain, après une nuit bien agitée et bien lugubre, pour prévenir mes proches. Dire qu'ils avaient pensé à cette maladie il y a 3 ans 1/2 pour ma névrite optique, peur que j'avais naïvement démentie, et du coup, maintenant tout le monde est surpris !
Enfin, je suis soutenue, c'est ce qui compte. Et ça me donne une force. Ce qui n'empêche pas de terribles moments de doutes, de colère, de "victimisation" : pourquoi moi ??
Il se passe une semaine avant de pouvoir aller me soigner. Il est temps, je n'en peux plus : je ne mange plus, je n'ai pas faim, et je suis très fatiguée, presque dépressive. Au point que mon projet de création d'entreprise me laisse de marbre !!
Enfin je rentre à l'hôpital. Rebelote, 3 x 3 h de cortisone (donc sur 3 jours) pour faire partir cette vilaine poussée ! Les infirmières sont toutes douces et gentilles (comme des infirmières, quoi !), et une toute jeune veut me piquer pour introduire le cathéter que je vais garder 3 jours : je dois être trop tendue, elle n'y arrive pas et ça me fait mal ! Je me mets à pleurer, je suis si vulnérable depuis que je sais que j'ai "quelque chose en plus".
Finalement, elle le met dans la pliure du bras droit, pas top pour m'agiter, mais enfin. Ca aura au moins eu l'honneur de faire dire à mon fils : " Ouah ! maman ! t'as un super laser dans le bras !" :))))
Dès le deuxième jour je sens du mieux dans mes jambes. Je retrouve l'usage complet de la marche, la neurologue lors d'une visite ultérieure en sera toute surprise !
Par contre, l'impression de resserrement au thorax n'est pas partie, voire pire qu'avant ! Enfin, peut-être qu'avec le temps...
Voilà ce que fut mes débuts sur cette terrible planète SEP. Cela fait maintenant 6 semaines que ma poussée est derrière moi... A quand la suivante ? Telle est la question quotidienne pour tout seppien qui se respecte...
MoiZelle Sep

Un elfe se mue en petit éléphant

Depuis environ 15 jours, je sens à nouveau mes jambes lourdes. M'être retransformée pendant 1 mois en elfe éthérée aura été de courte durée ! Je ne m'en suis pas vraiment inquiétée, jusqu'à dimanche, où j'ai marché durant 30 mn... Déjà au bout de 15 à 20 mn, j'ai commencé à avoir mal aux jambes, moi qui pourtant suis une grande marcheuse... J'ai rejoint mon père et son amie, et là nous avons encore marché très longtemps... Je me suis mise à boitiller... aie aie aie ! Là je m'inquiète... Et puis la station debout me devient pénible... Alors ? Une prochaine poussée ?? Je n'ai pas commencé mon traitement de fond médical, les injections sous-cutanées quotidiennes de Copaxone... Je ne veux pas pour l'instant, je me soigne autrement. Je soigne mon affectif, mon corps et mon esprit. J'en parlerai le moment venu.

lundi 28 avril 2008

Petit Correctif sur mon post précédent "colloque"

Pat la Fourmi m'a bien aimablement signalé que le compte-rendu du colloque de son post, ci-dessous recopié par moi-même, n'est pas officiel. C'est celui d'une seppienne - et fourmi ! - attentive et journaliste pour l'occasion... Voilà voilà... MoiZelle Sep